Je suis déjà en retard pour raconter cet épisode mais j’attendais les photos.
Au Canada, c’est à Noël qu’on remet les cadeaux aux enfants sages… ou presque sages.
Au Mexique, Noël est une fête à caractère plus religieux centré sur l’histoire de la naissance de Jésus. C’est donc plutôt à la fête des rois mages qu’on offre des cadeaux. C’est aussi à cette occasion qu’on mange la fameuse galette des rois qui prend ici des proportions gigantesques. La nôtre devait faire pas loin de deux pieds de diamètre. Il s’agit en fait d’une sorte de gâteau que l’on partage avec toute la famille. Inutile de penser à le manger seul en cachette sinon, la tradition prendrait le bord.
Vous vous rappelez de la fève? Et bien, avec le temps, elle s’est muée en petite figurine de plastique blanc représentant l’enfant Jésus. Elles font environ deux centimètres de long et on en trouve plusieurs dans le gâteau. Lorsqu’on coupe des parts, tout le monde cherche fébrilement le p’tit Jésus car, si on tombe dessus, c’est à nous qu’incombe la responsabilité d’organiser une petite fête environ 1 mois plus tard où on invitera obligatoirement tout le monde présent.
J’allais oublier, le gâteau s’accompagne habituellement de chocolat chaud et on trempe notre gâteau dedans pour le manger (c’est moins sec).
Évidemment, c’est une occasion en or pour souligner tout ça à l’école également. Je ne sais pas si c’est toujours la même chose mais cette année, la classe de deuxième donc celle de Philippe avait préparé une petite cérémonie à laquelle participait l’ensemble des élèves. Par contre, seuls les parents des enfants de deuxième étaient invités à la fête… donc, on était là!
Pour donner un peu de caractère à tout ça, nous avons eu droit à la “Marcha” et à l’hymne national. Pendant le chant entonné par toute l’école et les parents présents (sauf nous qui ne connaissions pas la chanson), nous étions debout le coude droit levé et le bras replié sur notre corps. Notre main droite était à plat (horizontale) au niveau de notre coeur. Wow!
Je ne sais pas trop de quoi j’avais l’air mais ça devait être un peu comme les rares fois où je vais à l’église et que je ne me rappelle plus ce qu’il faut faire. Je regarde alors les gens autour de moi et je les imite du mieux que je peux. Toutefois, tous ces rituels m’intriguent grandement alors j’imagine que je dois jeter des coups d’oeil un peu partout tout au long de la cérémonie. J’aime voir les visages recueillis des gens qui m’entourent. Ils y croient. C’est beau.
Je ne suis pas du genre “super nationaliste” mais enseigner l’hymne national aux enfants et le leur faire pratiquer une fois par mois, c’est quand même pas excessif à mes yeux! L’unité qui se dégage de cette cérémonie est magnifique. Ça impose le respect. Ça cultive aussi le sentiment de fierté nationale… ce dont le Canada aurait bien besoin.
Bon, à un certain moment donné, un petit garçon a commencé à raconter quelque chose (que je n’ai pas compris) avec sa petit voix flûtée. Graduellement plusieurs de ses collègues de classe (classe de Philippe) sont venus faire leur petit boniment à tour de rôle. Rendu au tour de Philippe, ils étaient plusieurs pour réciter un petit poème sur les rois mages. Le voici d’ailleurs :
Los reyes magos
Fatigados de andar por los caminos,
tres viajeros amables y sonrientes
van dejando en las casas los presentes
de madera, metal y cristalinos.
Son los reyes, solemnes peregrinos
quienes brindan felices y vehementes,
la bondad a los dulces inocentes
con regalos hermosos y divinos.
Y los pobres y ricos pequeñuelos,
abandonan su lecho el “seis de enero”
para buscar con júbilos y anhelos,
el juguete bonito y placentero
que desciende anualmente de los cielos,
perfumado por hondo pebetero.
Ensuite, il y a eu une petite pièce de théâtre où les rois mages donnaient des cadeaux à des enfants sages. Ça s’est terminé par un lancer de ballons gonflés à l’hélium qui sont partis très haut dans le ciel… sauf un qui s’est pris dans les branches d’un arbre. Ça n’était pas prévu évidemment!












