Tout d’abord, bon retour des fêtes à tous!
Je ne vais pas vous faire le récit détaillé de notre période des fêtes ce qui serait sans doute trop long et un peu redondant pour plusieurs de mes lecteurs assidus
. Je vais plutôt y aller par anecdote.
La route
Nous avons roulé pendant trois jours à l’aller dont 16 heures la première journée. Voyage sans histoire!
Pour le retour, nous avons pris 4 jours (plus raisonnable vu la distance) en partie parce qu’il fallait repasser les douanes. Le plus drôle c’est que les douaniers et les militaires mexicains n’ont pas regardé une seule minute nos papiers si chèrement acquis. On aurait pu renter au Mexique avec plein de cochonnerie dans nos valises que nous n’aurions pas été inquiétés. Bien entendu, tout ce que nous ramenions à part 4 corps bronzés c’est des Jelly beans Welches pour les enfants, du sirop d’érable du Canada et du fromage Cheez Wizz (pour Isabelle). Il y avait bien quelques sacs de chips aussi dans la voiture et des t-shirts mais pas d’alcool ou autres choses répréhensibles.
Les restaurants
Trois visites au Golden Coral dont une où nous étions assis juste à côté d’une mariée et de ses invités. Elle était assise là et se faisait servir par l’heureux époux (un bonhomme plutôt vieux par rapport à elle mais encore assez vert pour courir les différents buffets) car, il aurait été inconcevable que la dame se promène avec sa robe (monumentale) et son décolleté (très profond). Non, mais quelle idée que de faire un party de noce au Golden Coral!!!
Un Pizza Hut où nous avons engloutis deux énormes pizza à 6 (nous et mes parents).
Des tas de visites au McDonald autant pour les toilettes que pour les Happy Meals des enfants.
La mer
Deux visites dans la grande bleue. Lors de la première visite, Isabelle, qui a les méduses en horreur, a à peine mis les pieds dans l’eau. Il y avait bien quelques trucs qui flottaient ici et là mais impossible de venir à bout de sa peur d’être piquée par ces vilaines bestioles. À un certain moment, je lui propose de se baigner dans un mini-bassin (dépression dans le sable) et alors que je venais à peine de la convaincre, nous nous rendons compte que le bassin libre de toutes espèces animales quelques minutes plus tôt compte alors 3 méduses (de belles tailles je dois dire). Je retente ma chance un peu plus tard avec Isabelle en l’invitant à marcher sur un petit banc de sable où il y a à peine 3po d’eau. Elle me suit craintivement et je lui propose de s’asseoir dans l’eau. Pas si tôt assise qu’elle met la main sur un crabe qui la pince méchamment avant de s’enfoncer dans le sable. Ce sera ma dernière tentative de la journée pour réconcilier ma fille avec la mer.
Heureusement, lors de notre seconde visite, nous aurons plus de chance. Drapeau vert. Pas de vent, pas de grosse vague, pas de bestiole. Isabelle passe tout l’après-midi dans l’eau et apprend à surfer sur le ventre sur la planche de grand-maman.
La piscine
Mon petit homme est un garçon tranquille et pas très pressé d’apprendre à nager. Après tout, sa mère est là pour le remorquer (qu’il pense). Eh bien, ce même jeune homme a été mis au défi de nager tout seul et de mettre la tête dans l’eau. Il a relevé le défi avec brio! Alors qu’il ne pouvait nager seul que 7 secondes au début, il en était à 4 minutes 17 à sa dernière tentative avant de partir. Alors qu’il mettait sa tête sous l’eau 1/4 de seconde au début de la vacance, il plongeait allègrement (accroché après moi) pour faire la baleine (oui, je suis la baleine). Maintenant, même si nous ne sommes jamais loin, il se promène tout seul dans la partie profonde de la piscine et ce, fièrement et refusant même notre aide si on lui offre.
Le jogging
Carlos a maintenu son rythme tout au long de la vacance. Comme il n’était pas familier avec le secteur, il a acheté une sorte de montre GPS (vive Amazon) lui permettant de mesurer un tas de chose. Avant la montre, il s’est perdu une fois autour du lac. Avec la montre, il s’est quand même perdu autour du lac. Constat : Carlos n’a pas trop le sens de l’orientation et les GPS sont insuffisants pour le ramener à la maison. Évidemment, si vous lui en parlez, il vous dira que le chemin est très compliqué, qu’il tourne sans cesse, que c’est très mêlant…
Les repas de grand-maman (du Lac ou de Floride)
Reçus comme des rois… comme d’habitude. Heureusement, on se contentait souvent de deux repas par jour sans quoi nous aurions sans doute dû déclarer un surplus de poids aux douanes à notre retour.
Blague à part, nous avons eu droit à des Happy Hours à tous les jours, des ragoûts, de la dinde, des lasagnes, des tourtières, des pâtés au poulet, mexicains, bref, notre estomac n’a pas trop souffert.
Le retour à Guanajuato
Nous sommes arrivés à Guanajuato après quatre jours de voyage dont 10 heures de voiture la dernière journée. Fatigués mais contents d’être de retour dans notre chez-nous temporaire mexicain. Grand-maman (Mexique) nous attendait avec un ragoût Albondiga (excellent) et une nouvelle embêtante : une bestiole avait dévasté la maison en notre absence!
Il s’est avéré que l’animal en question était un écureuil et qu’il était entré dans la maison en se creusant une galerie à travers la pierre dans le garage et en passant par le conduit de la sécheuse (mal bouché apparemment). Il avait tenté de quitter les lieux par la cheminée du salon (et sali au passage tous les meubles beiges de grand-maman avec la suie).
Au cours de ses visites, il dévoré un fauteuil dans lequel devait se cacher quelques vieux morceaux de pop-corn, cassé le sucrier en le jetant par terre, dévoré jusqu’au trognon le poinsettia, grignoté les fougères de grand-maman, visité les chambres en grugeant toute sorte de chose au passage et surtout, laissé des crottes partout dans la maison. Ça sentait le maudit partout! Ça pue les écureuils!
Comme nous manquions de courage le premier soir, nous nous sommes couchés en évitant les crottes. Le lendemain, après un bon déjeuner (et avoir rassemblé notre courage), nous nous sommes lancés dans un grand ménage en plus de boucher les accès à cette sale bête. Malgré le fait que nous avons ventilé la maison toute la journée, une femme de ménage a également fait une deuxième passe le lendemain avant que nous puissions venir à bout des odeurs.
La bonne nouvelle, il n’est pas revenu depuis. La mauvaise, il a décidé de squatter chez grand-maman à la place.